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L'histoire de la Dodge Charge 1966


En 1964, face au succès foudroyant de la Ford Mustang et de la Pontiac GTO, Dodge décide de riposter en développant un coupé intermédiaire inspiré de la Thunderbird mais plus sportif. Le projet, initialement baptisé Monte Carlo, passe de prototype de série à modèle à part entière après plusieurs esquisses et maquettes présentées entre 1964 et 1965. L’objectif : capter les jeunes conducteurs à la recherche de performances, sans pour autant négliger le confort familial.



Les nouveautés de la Charger


La Charger 1966 repose sur la plateforme B-Body de Chrysler, partagée avec la Dodge Coronet. Son toit fastback plongeant et ses montants C élargis lui confèrent un profil unique. À l’intérieur, elle innove avec quatre sièges baquets séparés par une console centrale intégrant le levier de vitesses, le tout sur une planche de bord électroluminescente exclusive.



Les éditions spéciales


  • Charger Street Hemi (426 ci) : La version 426 ci Hemi bénéficiait d’un « Street Hemi » pack comportant un châssis renforcé, des gros freins et des jantes avec pneus à bande bleue. Elle était couverte par une garantie d’un an ou de 12 000 miles et produite à seulement 488 exemplaires, faisant d’elle l’édition la plus rare de 1966



La Charger dans la culture pop


Charger « Playmate » de Playboy : Pour le lancement du modèle, Dodge offrit une Charger rose à Allison Parks, élue « Playmate of the Year » 1966. Cette voiture fut dévoilée lors d’une publicité télévisée diffusée pendant le Rose Bowl le 1er janvier 1966, générant un énorme retentissement médiatique. Bien que ce ne soit pas la Charger de 1966, les Charger de première génération (1968–1970) se font plus célèbres dans Bullitt (1968) et Shérif, fais-moi peur (1969–1985), prolongeant la légende née avec la 66. La Charger inspire Johnny Cash dans son titre « Dodge Charger General Lee ». Même dans les jeux vidéo de course tels que Forza Horizon ou encore Need for Speed, elle est présente.



L'héritage de la Charger


Dodge engage rapidement la Charger en NASCAR, où son profil fastback génère un effet de portance à haute vitesse, compromettant la tenue de route. Les ingénieurs solutionnent le problème en installant un becquet arrière dès la fin de la saison 1966, première étape avant l’avènement des Charger 500 et Daytona plus aérodynamiques en 1968–1969.


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